[Lovin'Culture] Paprika / Satoshi Kon, 2006

9 février 2010 par Fanny

Ami amateur d’animé qui déchire la rétine et le cerveau, arrête-toi un peu par ici, car Paprika vaut vraiment le détour.

Une machine a été créée, qui permet aux scientifiques d’entrer dans les rêves de leurs patients pour mieux les soigner. Seule une jeune femme peut récupérer la trouvaille et sauver le microcosme scientifique qui devient victime de sa propre invention : Paprika.

Comment te dire ça simplement ? … ce film est un chef-d’oeuvre. C’est graphiquement irréprochable (Lou et moi l’avons revu en Blu-Ray il y a quelques jours, et je peux te dire qu’on a saigné des yeux tellement c’était beau et net), l’animation est fluide, tout s’enchaîne parfaitement. Les couleurs sont splendides et tout le background montre un minutieux travail de recherche (l’arrivée dans l’appartement d’un assistant du créateur de la machine fourmille de détails qu’on a adoré reconnaître, en bon Japan-addicts…).

Le fond du film est lui aussi extrêmement travaillé. Satoshi Kon joue sur le grandiose et le ridicule des rêves pour nous entraîner dans une aventure formidable, pleine de rebondissements. Même l’univers « réel » a ses petits décalages qui le rendent d’autant plus attachants, de même que les personnages qui y évoluent.

Au début, on pense avoir deux quêtes parallèles : celle du vol des engins, et celle du flic chargé de l’enquête qui mène sa suit sa propre thérapie par les rêves. Et finalement, les deux vont s’entrelacer et nous donner une histoire d’une vraie grande densité. On ne s’ennuie jamais, c’est bien simple.

Et puis le tout, servi avec une bande-son à couper le souffle. Pour tout te dire, après avoir vu le flim pour la première fois, je me suis écouté la BO en boucle. Elle est quasiment tous le temps dans mon lecteur Mp3, et a cette formidable propriété de me redonner la patate en un rien de temps.

Bref, un petit joyau à découvrir, à voir et à revoir pour s’en imprégner, pour le re-comprendre à chaque fois, du bonheur en disque !

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Spagh’ calamars & petits pois

1 février 2010 par Fanny

Toujours sur ma lancée « une nouvelle recette par semaine », j’ai testé hier soir une recette made in Jamie Oliver - j’ai beau déménager dans trois semaines, son Cook n’est toujours pas dans un carton et ne le sera que dans les derniers jours !

C’est un plat carrément inattendu, franchement chouette, qui s’est très bien dégusté en plein hiver, mais que j’imagine aussi bonnard en repas d’été, après un bon petit apéro de crudités et/ou de tapas… mais voyez plutôt.

Au pifomètre (pour un repas du soir + deux gamelles du lendemain), comptez 250g de spaghettis (ou de linguines), deux-trois poignées de petits pois frais (ou de surgelés que vous ferez un peu cuire préalablement), 200g de calamars (j’ai mis 250g d’anneaux surgelés que j’ai faits dégeler à température ambiante), du jus de citron, de l’huile d’olive, sel-poivre, persil, menthe et piment. Ah, et puis un grand verre de rosé, mais un bon blanc sec peut carrément faire l’affaire aussi, si tu veux mon avis.

Alors je vous le dis tout de suite, pour le piment, ne soyez pas cruche comme une Cocotte. La recette prévoyait un ou deux piments frais pour 4 personnes. Moi, à la maison, je n’ai que des pili-pili, et naïvement, je me suis dit, ils sont tout secs tout rikiki mes pili-pili, je vais en mettre plus !

Eh ben ami lecteur, crois-moi sur parole, 4 pili-pili c’est… trop. *grand sourire niais*

Donc si toi aussi tu es une tanche de l’épice forte, tu te contentes d’un ou deux petits pili-pili coupés dans la longueur et épépinés, et la prochaine fois tu écoutes Jamie au lieu de faire de l’acrobatie culinaire dès le premier test de la recette !

Step One : mélanger le jus de citron (l’équivalent d’un citron pressé) avec une petite lampée d’huile d’olive et du persil. La recette demandait aussi une gousse d’ail pilée mais à la maison on est moyen branchés ail, alors je me suis abstenue. Tu fais mariner tes calamars là-dedans un bon quart d’heure à température ambiante. (Bien sûr, tu les as faits décongeler avant…)

Entre-temps, tu fais cuire tes pâtes al dente, et quand tu les égouttes avec amûûûûr, tu gardes un peu d’eau de cuisson (bon plan de blonde : un verre en-dessous de l’égouttoir).

Pendant que les pâtes cuisent, tu fais chauffer un peu d’huile d’olive dans une graaaaande poêle à feu vif, et dès que c’est bien chaud, tu y balances les calamars avec leur marinade. En très peu de temps (une à deux minutes), ça va commencer à embaumer : c’est le moment d’ajouter le sel, un peu de poivre, le vin et les petits pois. Il faut laisser bouillir le tout, et que la sauce réduise un peu.

Quand c’est le cas, tu ajoutes tes pâtes et un peu de l’eau de cuisson (trois cuillerées à soupe maximum, ça devrait suffire). Tu fais sauter avec amour tout ce petit monde pour que la sauce réduise encore un peu, tu saupoudres de menthe hâchée, éventuellement tu ajoutes un peu d’huile d’olive et de jus de citron, et tu n’as plus qu’à servir tout ce petit monde avec le reste de vin !

NB : photos à venir, il faut que je mette Wordpress à jour pour que ça marche… quelques manips informatiques s’annoncent nécessaires, mais ça arrive, promis !

Et bon appétit bien sûr !

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Tarte poireaux-poitrine fumée

27 janvier 2010 par Fanny

Un de mes engagements 2010 : une nouvelle recette par semaine. Ce soir, j’ai « rattrapé » la semaine dernière où je n’ai pas pu tenir ma résolution et me suis lancée dans la première tarte aux poireaux de l’histoire de ma cuisine. En cours de route, mon mari adoré est venu me donner un petit coup de main et a eu une idée qui a rendu ce plat vraiment délicieux… :)

C’a commencé avec deux tiers d’un poireau qui s’ennuyait dans mon bac à légumes – j’avais commencé à lui faire sa fête pour une soupe aux légumes, mais j’ai la main légère sur le poireau dans les soupes, je trouve que ç’a un goût super fort…

Je l’ai lavé, débité en rondelles, et soigneusement relavé (la terre, ça passe partout !), et fait cuire à la vapeur environ 2O minutes. Dans la foulée, j’ai préparé ma pâte à tarte habituelle, et alors que le four préchauffait, mon amoureux est entré dans la cuisine.

- Dis donc, ça fait pas beaucoup ton poireau dans la tarte !

C’est qu’il avait raison ! Ça réduit, cette cochonnerie, quand ça cuit !

- Qu’est-ce qu’on pourrait bien mettre d’autre, pour garnir ? ai-je demandé en ouvrant le frigo. Du jambon sec ? ça serait pas mal…

- Ou de la poitrine fumée plutôt ! (Je vous l’avais dit, qu’il est supérieurement intelligent cet homme-là !)

Ouais, ça c’est de la bonne idée ! Ni une ni deux, il a artistiquement déposé cinq belles tranches bien fines de poitrine fumée sur mes poireaux. On a versé un mélange de deux oeufs, un peu de crème fraîche et lait de riz là-dessus, un peu d’emmental râpé, et paf ! au four, 20 minutes supplémentaires.

Résultat : c’était super bon. La poitrine fumée donne un bon petit goût, salé mais pas trop, et relève l’ensemble. Le poireau est super fondant, l’appareil ne coule pas partout, c’est chaud, c’est impeccable pour affronter le bon gros froid qui sévit depuis quelques jours !

Note pour plus tard : reprendre les mêmes, mais avec plus de poireaux et plus de poitrine. Je m’étais lancée dans une tarte format « regular », mais une version « large » avec deux poireaux et le double de poitrine fumée, ça serait aussi au poil. Avec, peut-être, un peu de noix de muscade.

Bon appétit ! :D

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[Kukulture] Or, les murs (Julien Sallé, environ 1h)

25 janvier 2010 par Fanny

Jeudi dernier, mon Lou et moi, en bons représentants de la Varock Films., nous sommes rendus à une projection en avant-première au Conservatoire, d’un film supporté par les hautes instantes culturelles de la région. On s’était dit, à défaut d’avoir une leçon de cinéma, on pourra au moins montrer nos frimousses et continuer tranquillement de mettre le pied dans le Grand Monde Culturel Champardennais (le GMCC, donc).

Heureusement qu’on n’a pas compté sur la leçon de cinéma.

Par contre, on n’avait pas prévu la petite séance pré-projection, où un représentant de l’Etat et une représentante de la Région se sont mutuellement complimentés sur leur merveilleux et impressionnant engagement pour le Culture. Si j’étais vulgaire, je te dirais que c’était de la branlette intellectuelle, mais je ne connais pas suffisamment ces personnes, soit-disant si impliquées dans la vie culturelle locale, pour me permettre une telle offense.

On commençait donc déjà à rire (jaune) avec le Lou, et deux amies actrices qui travaillent avec nous, qui galèrent pour retrouver leur statut d’intermittente et qui se prennent en pleine tronche le pseudo-rayonnement culturel local. Déjà moi, en tant que bénévole d’une asso culturelle, ça m’a fait du mal d’entendre ça, alors je n’ai pu qu’imaginer et compatir sincèrement ; quand tu entends des trucs pareils et que tu es en galère professionnelle dans le même secteur, ça ne fait vraiment pas plaisir… mais passons.

Revenons plutôt sur l’objet de cet article, à savoir le flim en lui-même. J’ai encore du mal à définir la bête. Il doit s’agit d’un documentaire, filmé façon Ozon / nouvelle vague. Le sujet : la mise en musique de paroles de détenus du centre pénitentiaire de Clairvaux. A priori, c’est un sujet bandant quand même : on imagine les difficultés de lier un contact avec une population très particulière, tout le travail de création musicale, et un aboutissement qu’on espère un minimum positif.

J’ai le regret de dire que le film ne porte quasiment sur aucun de ces aspects. Ou alors d’une façon tellement… évaporée que c’en est navrant.

Imagine, ami lecteur, des plans d’une longueur interminable qui te feraient presque croire que la prison est abandonnée. Imagine des plans à contre-jour sans arrêt… ce que je peux tout à fait concevoir quand ce sont les détenus qui sont à l’image, mais qui devient profondément inutile et lassant quand on montre le compositeur en face de ces mêmes détenus (bonjour les changements de plans… dynamisme : zéro), le compositeur dans son bureau qui travaille à ses compos, le compositeur dans le train…

Imagine des types qui s’écoutent parler. (Je suis désolée, ça, c’est au-dessus de mes forces. Humilité : zéro…) Imagine qu’ils ont trouvé le seul détenu français qui a fait l’Ena !

Tu vas dire que sur ce coup-là, je suis de mauvaise foi. A sa décharge, le réalisateur a également trouvé un détenu corse, un Marseillais, et un Russe ou proche voisin. Il y a un effort de représentativité qu’on ne peut certes pas nier, mais bon… je trouve que cet effort reste très superficiel, comme si on avait délibérément choisi ceux qui maniaient le mieux la langue française. Ceci dit, les quelques passages où les détenus lisent leur propre texte sont intéressants, mais aucunement mis en valeur. Tout est au profit du compositeur, finalement.

Imagine encore une fois tous ces plans sur les vieilles pierres de la prison, la lumière qui passe par une fenêtre (encore un contre-jour ! achevez-moi !), un oiseau qui s’envole parmi les ruines, le ciel qui devient gris au-dessus d’un mur… c’est très très joli, mais qu’est-ce que ça vient faire là-dedans ? Il y avait tant d’autres façons de montrer que la prison est finalement aussi un lieu calme et, à l’image de son histoire qu’on devine extrêmement riche, où on pourrait trouver une forme de paix et de rédemption !

Sans mentir, ce film a été un véritable supplice. J’ose l’imaginer pétri de bonnes intentions – sinon, c’est vraiment grave et irrespectueux envers les détenus. Le problème, quand on a de bonnes intentions et un sens artistique aussi limité, c’est que ça tourne en jus de boudin en quelques minutes. Ca devient du Ozon à deux francs six sous (je n’ai pas pu m’empêcher de penser, encore et encore, à la bande-annonce du Refuge, qui est aussi un supplice pour moi… arrêtez le cinéma aâââââââârtistique à la française, par pitié, c’est un massacre !), ça devient du reléchage pour le compositeur, un flim à sa gloire, qui spolie les véritables acteurs du projet dans lequel il les a accompagnés. Surtout que même par cette entrée-là (après tout, pourquoi pas…), le réalisateur n’a aucune personnalité. Aucun point de vue, aucune prise de position. Encore un zéro.

Le flim finit par tellement mépriser les détenus qu’il se termine après qu’on les ait vus voir le spectacle en vidéo – même pas en live, j’imagine que ça leur a été refusé par mesure de sécurité et ouvert au public – sans même avoir leur avis. Les détenus lisent leur texte, parlent (un peu) de leur incarcération, et puis c’est tout. Ensuite c’est le compositeur qui travaille, la feuille qui tombe âââârtistiquement du piano du compositeur pendant qu’il travaille, les répétitions avec le compositeur qui pinaille pour que ça soit juste, le concert avec le compositeur qui dirige ses chanteurs… le tout entrecoupé de plans ââââârtistiques sur les vieilles pierres de Clairvaux.

Ca, plus la b… les compliments mutuels du début, tu comprendras que le Lou, les amies et moi, on n’a pas participé au débat qui a suivi. On s’est levés et on est sortis dignement.

Ce qu’il en sort de tout ça, outre que le flim est vraiment une daube (n’ayons pas peur des mots), c’est que Varock Films. ne fait pas partie du GMCC. Varock Films., c’est de la culture non sponsorisée, non contrôlée, non approuvée par les huiles.

Varock Films., culture guérilla.

Comme tant d’autres. C’est ça aussi qui est navrant, au-delà de nos frustrations en tant que collectif, c’est de se dire qu’on n’est pas les seuls, que partout en France il y a des gens bourrés de talent à qui il ne manque que le petit coup de pouce (pas forcément financier, je te ferais dire…), et qu’à la place de leur donner leur chance, on préfère encourager un type préformaté à l’Ârt Français (oui, dans ces cas-là on met une majuscule…), qui te pondra une oeuvre bien politiquement correcte.

Les zombies, l’humour gras, la prise de position, la vraie, tout ça peut aller se faire foutre et moisir au soleil (ou pas).

Moi je dis, ne nous laissons pas abattre, faisons circuler la culture, toute la culture ! Même celle qu’on a vue au Conservatoire – puisque manifestement elle plaît à certains. Mais bordeldecul, il y a largement assez de place dans l’esprit culturel d’ici et d’ailleurs pour tout le monde !

Guérilla, j’vous ai dit !

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Coming back home…

13 janvier 2010 par Fanny

Hey, ça fait plaisir de remettre clavier et souris par ici.

Vous vous en doutez – si tant est que quelqu’un traîne encore par ici… – il s’est passé mille et unes choses depuis mon dernier billet.

Déjà le beau Lou et moi avons convolé en justes noces, et je te prie de croire que ç’a été une fucking merveilleuse journée. Déjà c’est terrible d’être la princesse du jour, c’est super émouvant la Mairie (encore plus quand tu entends ta mère, ta belle-mère, ta grand-mère, ta tata… qui pleurent au moment des « oui » bien sonores !), c’est grisant la séance photo, et c’est tout simplement magique quand tu arrives à la salle et que la fête commence.

J’ai eu droit à un film rien que pour moi, réalisé par mon Homme, avec tous nos amis dedans, qui m’a fait hurler de rire. (J’étais pas la seule.)

Qu’est-ce qu’il s’est-il passé d’autre, dis donc ?

Mon année 2009 restera gravée pour bien d’autres raisons. Mon changement de boulot aura été le premier événement positif ; il aura marqué aussi une bien belle rencontre avec l’un de mes collègues, qui est devenu un ami proche en peu de temps.

Ca aura été aussi le rapprochement avec d’autres amis. Plein de choses m’ont rappelée à quel point j’étais bien entourée, par des gens précieux !

En quelques mois, je suis passée de copine à amie, d’amie à petite soeur, puis à marraine, puis à témouine de mariage.

Eh oui, je fais maintenant partie de cette génération : les ceusses qui se marient et qui font des gosses !

L’air de rien, t’en prends un coup dans l’aile, mais c’est un bon coup. Tu sens que ta vie avance, et ça fait bien plaisir.

Et tu prends conscience de tout ça quand tu vois « Boun » s’afficher sur ton portable en pleine matinée, à quatre jours de l’accouchement prévu, et qu’au fond de toi tu n’as pas à attendre le SMS pour savoir que ton filleul vient de voir le jour. Et tu ressens intensément l’amour que tu donnais déjà à ce petit bout et à ses parents.

Tu prends conscience aussi que l’amour c’est en même temps une conquête au quotidien, et tu es heureuse de livrer cette bataille.

Du coup voilà, je suis décidée : je vais renouveler mon nom de domaine et revenir à ce blog. Les catégories vont probablement évoluer – j’ai arrêté les cosmétiques maison, mais pas la cuisine, et encore moins la geekerie – j’ai envie de faire des critiques de films, de bouquins ou d’articles.

Vois-tu, le fait d’être en formation de temps en temps au boulot (ça se finit doucement, c’est long mais je tiens le bon bout !), c’est que tu fais travailler tes petits neurones comme au bon temps de la fac. J’ai demandé des livres d’intelligente à Noël et j’ai été gâtée : sociologie, anthropologie… en plus des romans et des mangas pour lesquels j’ai accumulé un retard inacceptable.

Le mot est donc donné : Honey, I’m back home !

And it feels fucking good :)

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Petits toasts tout simples

2 août 2009 par Fanny

Des millions de gens l’ont déjà faite avant moi, mais cette recette a tellement de succès quand je la sors que je ne peux pas m’empêcher de la blogguer (ego, quand tu nous tiens !).

J’essaie toujours de la présenter dans une version entièrement bio, la saveur est vraiment décuplée – quant au coût, il n’est pas si élevé que ça.

Tout commence avec un bon pain complet, du jour, ou même un peu rassis, on s’en fout. Vous le détaillez en tranches d’un petit centimètre d’épaisseur (car bien évidemment, on ne prend jamais un pain pré-tranché : il se gâche beaucoup plus vite), et vous disposez ça sur une grille recouverte de papier d’alu. Pendant ce temps-là, le four préchauffe gentiment aux alentours de 200-220°.

Passez un petit filet d’huile d’olive bien fruitée sur le pain, puis disposez des tranches de tomates – mûres mais pas trop – dessus. Salez et poivrez légèrement, et parsemez de basilic.

Tomatoes

On finit par coiffer le tout d’une belle tranche de mozza et on enfourne jusqu’à ce qu’elle soit fondue. Puis on remonte la grille et on laisse quelques minutes sous le grill pour que ça croustille un peu.

Laissez reposer quelques instants à la sortie du four, puis transférez les toasts sur de chouettes assiettes si vous voulez briller en société, ou sur un plat au milieu de chips s’il s’agit d’une soirée barbecue entre potes… ;)

La version cuite, prête à manger !

Ca croustille, ça fond, c’est goûtu. La tomate a juste le temps de cuire et de donner un petit coup de pep’s acidulé qui se marie bien avec la mozza, mais ça c’est un secret pour personne… j’ai même réussi à en faire manger à un ami qui déteste les tomates par-dessus tout !

Après on peut imaginer de nombreuses variantes : au poivron, à l’aubergine, à la courgette, avec du gorgonzola, des mélanges de fromages, de la charcuterie type speck ou pancetta… miam ! débridez-vous du toast !!

Note : je m’excuse pour la qualité moyenne des photos, j’ai carrément la flemme de les retoucher… et je n’arrive plus à en faire des cibles cliquables, si quelqu’un a un tuyau, je suis preneuse !

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Et les 101 choses ?

21 juillet 2009 par Fanny

Je viens de mettre ma liste à jour. (clique à droite)

Le constat est parfois affligeant, il m’aurait suffi de pas grand-chose pour réaliser certaines choses (le « pas grand-chose » étant de la volonté…).

D’autre part, je me rends compte que j’ai évolué vers des objectifs différents de ce que je m’étais fixé, par exemple sur l’activité physique. Je pense que l’essentiel, au final, est d’être satisfait ; là, c’est le cas. Pour rester sur l’activité, je vais à la piscine deux fois par semaine, me suis remise au vélo, marche beaucoup plus qu’avant, fais mes abdos tous les jours (je viens d’ailleurs de finir ma séance quotidienne)… Le plus dur comme à chaque fois, c’est de se tenir à ce qu’on dit et ce qu’on fait.

Dans tous les cas, je continue à avancer et d’être pleine de bonne volonté. Que sera sera

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Mac’n cheese

17 juillet 2009 par Fanny

Les Mac’n cheese, ce sont tout simplement des macaronis au fromage, une recette emblématique de la junk food « home made » aux USA et dans les cantines anglo-saxonnes.

Jamie chéri propose une recette vraiment sympa, que j’avais essayée une première fois – le résultat était vraiment concluant. Alors, avec le Lou, on s’est dit que l’expérience était à retenter avec des fromages un peu plus typés que la première fois…

Pour deux gourmands + un reste pour le lendemain, il vous faudra : 500g de macaronis de bonne qualité, une bonne noix de beurre et 4 x 100g de fromages – ici, le choix s’était porté sur gorgonzola, tome de montagne, cantal entre-deux et comté affiné 18 mois.

C’est tout simple, vous faites cuire vos pâtes al dente. En les égouttant, passez-les sous l’eau froide pour arrêter la cuisson et gardez un peu d’eau de cuisson. Remettez-les dans la casserole, ou dans une grande poêle à fond épais, et ajoutez le beurre, puis les fromages coupés en dés, ou déchirés en morceaux.

Remettez le tout sur feu doux / moyen et tourner le mélange. Pour que le fromage, en fondant, forme une belle sauce collante digne de ce nom, ajoutez quelques cuillerées d’eau de cuisson. Dès que la sauce a bien nappé tous les macaronis, transférez dans un plat et mettez au four préchauffé à 220° environ 10 mn.

Terminez par un petit passage sous le grill pour que ça croustille…

Miam

Ca embaume partout dans la maison…

bubulles

Regardez-moi tout ce bon cholestérol !

Bon, OK, c’est gras, soyons francs, mais ça n’a rien à voir ni avec un gratin de pâtes, ni avec un Mac’n cheese tout prêt qu’on peut parfois trouver. Comme je l’ai lu dans un livre de cuisine US : on peut en manger tout prêt pour ne pas mourir idiot, mais il faut en faire un soi-même pour mourir heureux.

Bon, je suis encore idiote, mais au moins je suis heureuse ! :D

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Chi-clic

7 juillet 2009 par Fanny

J’ai toujours adoooooré ce petit bruit que fait l’obturateur d’un reflex.

Vous rappelez le quatrième item du « un jour = une chose sur moi » ? Pendant tout le mois d’avril, mon Lou m’a fait croire dur comme fer que ce n’était même pas la peine de rêver, que même en faisant se cotiser tout le monde mondial de ma vie, il n’y aurait jamais assez de z’euros pour m’offrir un beau reflex.

Il est malin, ce Lou.

Le 29 avril, il m’a fêté mes 25 ans en avance : nous sommes allés manger au resto jap’, où j’ai eu mes premiers cadeaux (un tablier Totoro, une carte SD et une robe so lovely de Naf Naf entre autres), un gâteau avec une bougie et le CD « Joyeux Anniversaire » au moment du dessert, et mon ami Boun qui est descendu exprès des cuisines pour me faire un gros bécot. La soirée idéale, quoi : tu manges trop bien, t’es gâtée, tu vois même un ami très cher. Cerise sur le sundae, le gâteau sous la bougie est délicieux.

On rentre à la maison, et que vois-je par terre ? deux paquets enveloppés dans du papier kraft (Lou est trop fort en emballages cadeaux incongrus, de même que mon meilleur ami).

Naïve que je suis, je me pose par terre et entreprends d’ouvrir.

D’abord une sacoche noire de chez Pixmania. Je me dis tiens, pourtant celle de mon Lumix est encore en pleine forme…

Je commence à ouvrir l’autre, un paquet bien régulier, assez lourd. J’ai une arrière-pensée de reflex mais Lou m’a dit que non, alors ça ne peut pas être ça…

Et j’entrevois « Canon » écrit sur la boite, avec la photo de la bête.

Et je me mets à braire. Un quart d’heure, avec la boîte sur les genoux, incapable de l’ouvrir, incapable de m’arrêter de pleurer, submergée par la surprise et la reconnaissance. Tous mes amis, ma famille proche s’y sont mis pour me faire LE cadeau inoubliable.

Depuis la veille de mes 25 ans, je suis la propriétaire béate et productive d’un Canon 450D.

En un mois, j’ai fait près de 1000 photos. J’avais beau aimer mon bridge, ce bébé-là n’a rien à voir. C’est une vraie découverte, et un vrai travail, de régler tout pour arriver à une photo d’abord nette, puis regardable, et enfin intéressante. Beaucoup de ratés pour quelques pièces dont je suis fière, et dont je constituerai un album dès que j’aurai apprivoisé le WP nouvelle version (que je trouve drôlement moche, ou alors l’install a merdé quelque part…).

Tout ça pour dire que c’est que-du-bonheur ! Je sens tout le poids de l’amitié et de l’amour dont je suis entourée dès que je prends mon appareil. C’est con à dire, mais ça le rend d’autant plus précieux à mes yeux. Tout le monde autour de moi a su tenir sa langue, le Lou en premier.

Et vous verrez par la suite que ce n’était que le début… :)

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Ouhla…

2 juillet 2009 par Fanny

Ca sent la poussière, par ici :)

Je viens juste faire un petit tour, au cas où quelques âmes égarées passent encore par ici, pour vous faire un petit coucou : non je ne suis pas morte, oui je me marie toujours avec le Lou que je l’aime comme jamais, je vais payer des impôts cette année à cause de ces vaffencoulos de mon ancien boulot, je suis toujours aussi bien dans mon nouveau boulot, je me rappellerai toute ma vie de mes 25 ans et plus généralement de 2009, je suis enrhumée mais better than ever, je pète la forme et je ne me suis jamais senti aussi bien dans mes baskets.

Ce n’était donc pas la mort du blog, mais une grosse mise en sommeil, le temps que je me rende compte de choses à prendre en main dans ma vie (changer de boulot a été la première étape), et de faire péter beaucoup de choses pour repartir sur de vraies bonnes bases.

J’ai plein de photos en stock à vous montrer, des recettes à partager, la Wedding Adventure à continuer – et plus ça va, plus il y en a à dire !, des coups de gueule et des coups de coeur à la pelle.

Pour le moment, je me contente de réouvrir Wordpress et de télécharger la mise à jour. Avec un peu de chance, j’aurai assez de temps demain pour faire la mise à jour et préparer au moins un nouveau billet, sinon, il faudra attendre dimanche ou lundi car la fin de semaine est chargée : demain boulot puis courses puis bricoles, samedi Japan Expo, dimanche chez la grand-mère de Lou… ouf !

En attendant, j’vous kiss j’vous love ! :D

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